L’Ille-et-Vilaine passe au niveau de crise sécheresse sur l’ensemble de ses secteurs « milieux aquatiques » et « eau potable ». Les restrictions concernent les prélèvements dans les forages, puits, rivières et plans d’eau, ainsi que l’eau potable, les eaux pluviales, les eaux usées traitées et certaines retenues remplies en hiver.
Des ressources très fragilisées
Plusieurs cours d’eau affichent des débits extrêmement bas. Le Meu et le Frémur sont sous le seuil de crise, tandis que l’Aff est sous le seuil d’alerte renforcée. Des écoulements très faibles ou des assecs ont également été constatés.
La situation pèse aussi sur l’eau potable, avec une demande en hausse de 10 % par rapport à 2023 dans le nord du département. Le risque de vidange du barrage de Landal est évalué à moins de quinze jours, tandis que les barrages de la Chèze et de Rophémel sont déstockés plus tôt que prévu.
Des restrictions applicables à tous les usagers
Les usagers doivent pouvoir justifier la conformité de leur ressource et de leur consommation. Les stations de lavage doivent afficher l’arrêté et informer leurs clients sur le recyclage au niveau de chaque monnayeur. Le prélèvement dans un cours d’eau ou sa nappe d’accompagnement est interdit lorsque le débit de référence est inférieur au dixième du débit moyen.
L’arrêté du 14 août abroge celui du 23 juillet 2026. Les mesures peuvent être adaptées ou levées si la situation s’améliore, ou prolongées si les besoins en eau potable l’exigent. Les contrevenants encourent une amende de cinquième classe.
Cette décision intervient dans le même contexte que l’interdiction d’accès aux massifs boisés et aux landes. Les informations officielles sont publiées par la préfecture d’Ille-et-Vilaine et sur le site Vigieau.
