Morta en Brière : la majorité municipale veut consulter avant de prendre position
La question de l’extraction du morta en Brière a été abordée en fin de conseil municipal, sans vote. Le maire a indiqué vouloir rencontrer plusieurs acteurs avant d’arrêter une position au nom de la majorité.
Par la rédaction d’Echo des villes
Publié le · 2 min de lecture
Un sujet sensible porté par des associations
Yannick Daniel a interpellé le maire au sujet d’un courrier daté du 31 mars 2026, émanant d’un collectif pour la défense du morta en Brière. Ce collectif rassemble plusieurs associations, dont des représentants de chasseurs, de pêcheurs, de défense du patrimoine et des experts, inquiets des conditions d’extraction de ce bois enfoui dans les marais.
Le morta est une matière issue de troncs anciens conservés dans les sols humides de Brière. Il peut être utilisé pour des activités artisanales, ce qui rend le débat délicat : il touche à la fois au patrimoine naturel, à l’économie locale et à la préservation du marais dont la protection est encadrée par le Parc naturel régional de Brière.
Pas de position arrêtée à ce stade
Franck Duval a indiqué ne pas avoir reçu le courrier évoqué, tout en ayant pris connaissance d’un article de presse sur le sujet. Il a distingué la représentation de la collectivité et celle des habitants, puis expliqué que la municipalité souhaitait d’abord écouter les acteurs concernés lors du conseil municipal.
Le maire a indiqué que la majorité était opposée à une exploitation industrielle, tout en jugeant nécessaire de permettre aux personnes qui exploitent le morta et en vivent de poursuivre leur activité. Yannick Daniel, membre de l'opposition municipale, a de son côté évoqué le chiffre de 40 troncs par an pour contester l’idée d’une exploitation industrielle.
Une série de rencontres annoncée
François Anger a précisé que la municipalité avait reçu le matin même l’Association de défense des éleveurs en Brière, créée en 2024. Selon lui, cette rencontre s’inscrit dans une démarche plus large visant à entendre plusieurs acteurs avant de se forger un avis sur ce projet dont le financement et l'impact local restent à définir.
Franck Duval a indiqué que sept à huit autres acteurs devaient être rencontrés. La position définitive de la majorité sera présentée ultérieurement, une fois ces échanges réalisés, conformément aux règles de publication des délibérations inscrites dans le Code général des collectivités territoriales.
Le conseil municipal est élu directement par les habitants et conserve une compétence générale de proximité. Le conseil intercommunal, composé de délégués municipaux, exerce les compétences transférées obligatoires comme le développement économique, les déchets et l'eau. Comprendre cette répartition permet de savoir qui contacter selon le dossier.
Non, pas automatiquement : un conseiller municipal délégué ne touche une indemnité que si le conseil municipal la vote, et elle est prise sur l'enveloppe du maire et des adjoints. Sans délégation, un conseiller ne perçoit rien, sauf si le conseil lui vote une indemnité.