Un bien stratégique pour le cœur de bourg
Le conseil municipal a demandé à la communauté de communes d’Erdre et Gesvres de prolonger de cinq ans le portage foncier du bien situé au 30 avenue du Général de Gaulle. Cette parcelle G779, d’environ 305 m², avait été acquise après la cessation d’activité de la boulangerie Le Fournil d’Emmanuel. Elle fait partie depuis 2017 d’un périmètre d’étude lié au projet « Cœur de bourg : objectif 2030 ».
Le portage foncier signifie que l’intercommunalité détient temporairement le bien pour le compte de la commune, le temps que celle-ci prépare son projet et le rachète ensuite. Ce dispositif encadré par le Code de l'urbanisme permet d'anticiper les réserves foncières nécessaires. Le portage initial avait été réalisé en 2017 pour une durée de dix ans, avec une échéance de rachat fixée au 25 septembre 2027.
Un projet dépendant d’autres opérations urbaines
Le site est désormais inclus dans une orientation d’aménagement prévoyant une opération mixte, avec de l’habitat et du commerce en rez-de-chaussée. Cette opération doit s’articuler avec un autre projet situé au début de la rue des Cèdres, où un permis de construire a été accordé le 31 janvier 2023 pour la construction de logements sociaux par CDC Habitat, avec la réalisation d’un accès nécessaire au secteur.
Ces travaux n’ont pas encore commencé, ce qui retarde l’aménagement du secteur. La commune explique aussi qu’elle est déjà engagée dans une autre opération importante de renouvellement urbain, sur l’îlot Perray - Launay, et qu’elle ne peut pas mener plusieurs projets lourds de front, le financement des projets locaux restant un enjeu majeur. Ce dossier Perray - Launay devait être examiné lors de la séance, mais il a été retiré de l’ordre du jour dans l’attente de l’avis des Domaines.
Un local qui ne pourra pas rouvrir en l’état
Lors du débat, Adeline Leyzour a souligné la forte dégradation du bien. Le maire a confirmé qu’il ne pourrait pas être rouvert en l’état. La commune devra donc rechercher un nouveau local pour Vélo Verger. L'élue, issue de l'opposition au conseil municipal, a relayé les inquiétudes sur l'entretien du patrimoine communal.
La prolongation demandée vise à laisser du temps à la commune pour articuler ce foncier avec les autres projets du centre-bourg et éviter un rachat immédiat alors que le calendrier urbain reste dépendant d’autres opérations sous l'égide de la politique de la ville et du renouvellement urbain.
