Renaturation du Croult : le projet avance, des propriétaires contestent le risque d’expropriation
Le projet de zone humide et de parc naturel urbain vise à lutter contre les inondations et à prolonger le Bois du Seigneur. Des propriétaires du Vieux-Pays s’inquiètent du risque d’expropriation alors que les enquêtes publiques sont ouvertes jusqu’au 8 juillet.
Par la rédaction d’Echo des villes
Publié le · 1 min de lecture
Le projet de renaturation du Croult prévoit une zone humide écologique et un parc naturel urbain dans le prolongement du Bois du Seigneur. Porté par le SIAH des vallées du Croult et du Petit Rosne, il s’inscrit dans la lutte contre les inondations et le réchauffement climatique. Le conseil municipal de Goussainville a rendu un avis favorable au projet et aux enquêtes publiques conjointes, par 29 voix pour et 9 contre.
Des propriétaires alertés sur leurs terrains
Dans le Vieux-Pays, des propriétaires ont été informés d’un risque d’expropriation et contestent cette perspective. Une pétition a réuni 70 signatures en 24 heures. L’adjoint Abdelwahab Zigha a indiqué que le syndicat s’intéressait surtout au passage du Croult et devait formuler des propositions financières aux propriétaires concernés.
Les enquêtes publiques se déroulent du 24 juin au 8 juillet 2026. Elles portent sur l’utilité publique du projet et sur les parcelles concernées. Les propriétaires peuvent faire part de leurs observations au commissaire enquêteur. Pour comprendre les décisions prises lors d’une séance municipale, consultez notre guide sur le conseil municipal.
Un avis favorable malgré des votes opposés
L’avis favorable a été adopté par 29 voix pour et 9 contre. Le débat a notamment fait apparaître l’inquiétude des propriétaires concernés et l’opposition relayée par des élus. Notre article explique le rôle de l’opposition municipale.
Le projet concerne Goussainville et Le Thillay, où les enquêtes publiques sont également organisées.
Les séances de conseil municipal sont publiques, mais seuls les élus ont un droit légal de poser des questions. Les dispositifs permettant aux citoyens d'interpeller le conseil sont facultatifs et varient selon chaque commune.
Le département gère la solidarité sociale, les collèges et les routes départementales. La région pilote l'économie, les lycées, la formation professionnelle et les transports interurbains. Comprendre cette répartition permet de savoir quelle collectivité contacter et qui finance quoi.