Côtes-d’Armor : les routes pèsent sur le budget vert
Dans le budget 2026, 35 % des dépenses d’aménagement sont jugées défavorables, surtout à cause des routes. Le Département développe aussi le recyclage.
Par la rédaction d’Echo des villes
Publié le · 1 min de lecture
Les infrastructures routières sont la principale source des dépenses jugées défavorables à l’environnement dans le budget 2026 du pôle aménagement et transition écologique des Côtes-d’Armor. Cette quatrième analyse du budget principal évalue les dépenses au regard du climat, de la biodiversité, de l’eau, des productions locales et de l’économie circulaire. Le Département a lancé cette démarche en 2023.
Des pratiques qui évoluent sur les routes
Le classement défavorable des infrastructures coexiste avec des changements dans les travaux routiers. Quarante pour cent des enrobés sont fabriqués à température tiède, une méthode qui réduit les émissions, et le recyclage des agrégats d’enrobés atteint 30 %. Pour savoir quelle collectivité gère une route, consultez notre guide sur la gestion des routes en France.
Dans les collèges, 48 % des dépenses d’investissement sont classées favorables ou très favorables, notamment grâce aux rénovations lourdes qui intègrent des matériaux biosourcés. Le Département intervient dans la gestion des collèges, comme l’explique notre article sur la répartition des responsabilités pour les établissements scolaires.
Une lecture encore discutée
L’opposition souligne que 85 % des dépenses restent neutres ou à définir et regrette l’absence de comparaison avec les années précédentes. Cette réserve porte sur la lisibilité du bilan : une part des dépenses ne peut pas être classée selon ses effets environnementaux, tandis que les dépenses qualifiées de neutres ne sont pas nécessairement sans impact.
La majorité a proposé d’étudier des pistes pour faire évoluer l’analyse. D’autres décisions prises par les élus figurent dans le résumé du conseil départemental.
Les séances de conseil municipal sont publiques, mais seuls les élus ont un droit légal de poser des questions. Les dispositifs permettant aux citoyens d'interpeller le conseil sont facultatifs et varient selon chaque commune.
Le département gère la solidarité sociale, les collèges et les routes départementales. La région pilote l'économie, les lycées, la formation professionnelle et les transports interurbains. Comprendre cette répartition permet de savoir quelle collectivité contacter et qui finance quoi.