Châtenois : PFAS et solaire sur l’ancien site de stockage
Fermé depuis 2022, l’ancien site fait l’objet d’une surveillance des eaux et des PFAS. Une centrale solaire pourrait y être mise en service en 2029.
Par la rédaction d’Echo des villes
Publié le · 2 min de lecture
Fermé depuis septembre 2022, l’ancien centre de stockage de Châtenois entre dans une phase de suivi environnemental. La couverture étanche doit limiter les eaux qui pénètrent dans le massif de déchets et permettre la collecte du biogaz. En parallèle, la commune étudie une ferme photovoltaïque sur le site, avec une mise en service visée en 2029.
Une couverture achevée avec deux ans de retard
Les travaux de couverture ont coûté 3,7 millions d’euros TTC et se sont achevés avec deux ans de retard sur le calendrier initial. La couverture vise à maîtriser les eaux et le biogaz. L’entrée officielle du site en phase de post-exploitation attend une visite de la DREAL Grand Est et un nouvel arrêté préfectoral.
La gestion des lixiviats, les eaux issues des déchets, reste un enjeu à résoudre. Le calendrier présenté prévoyait l’arrêt de leur traitement par la station d’épuration de Sélestat en février 2026, avec une échéance en février 2028 pour trouver une solution de remplacement. Le site a produit environ 7 000 m³ de lixiviats en 2025 ; environ 6 000 m³ sont prévus pour 2026, une baisse attribuée au dôme et à la sécheresse.
Les analyses ont détecté neuf PFAS parmi les 27 recherchés. Deux pistes sont étudiées : un traitement sur place, estimé à 1,7 million d’euros TTC, ou le transport vers un centre spécialisé. Cette seconde option coûterait de 600 000 à 1,3 million d’euros pour environ 6 000 tonnes par an. L’étude comparative doit être achevée avant février 2028.
Une centrale solaire envisagée pour 2029
Le projet de ferme photovoltaïque pourrait produire 3 600 MWh par an. La moitié de l’électricité serait autoconsommée sur des sites du SMICTOM d’Alsace Centrale et l’autre moitié revendue. La commune détiendrait 44 % de la société d’économie mixte qui porte le projet.
Les études sont prévues en 2026 et 2027, avant le dépôt d’un permis de construire en 2027 et les autorisations attendues en 2028. La mise en service est visée en 2029. Les risques liés à la présence de méthane et aux onduleurs doivent être intégrés aux études de sécurité et au permis. Pour permettre l’installation sur l’ancien site, la commune a engagé une modification de son plan local d’urbanisme, en lien avec les choix d’aménagement présentés dans l’article sur l’artificialisation des sols à Châtenois. Le projet prévoit également une part d’autoconsommation collective, un mécanisme abordé dans notre article sur l’autoconsommation collective.
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