Cestas : les riverains doivent entretenir les abords
À Cestas, propriétaires et occupants doivent garder propres et accessibles les abords des voies communales.
Par la rédaction d’Echo des villes
Publié le · 2 min de lecture
Un arrêté daté du 5 octobre 2026 précise les obligations d’entretien qui s’appliquent aux riverains des voies communales de Cestas. Il remplace les règles adoptées en 1980 et vise à préserver la sécurité, l’accessibilité des cheminements et l’écoulement des eaux pluviales. La commune de Cestas étend ces obligations aux propriétaires, locataires et autres occupants des terrains concernés.
Des trottoirs et des passages à garder libres
Les riverains doivent nettoyer le trottoir devant leur propriété : balayer, retirer feuilles, mousses, détritus et déjections animales, et désherber sans produits phytopharmaceutiques de synthèse. Les déchets du nettoyage ne doivent être déposés ni sur la chaussée ni dans les avaloirs. Les caniveaux doivent rester dégagés pour laisser s’écouler les eaux de pluie.
Les haies, arbres et autres plantations ne doivent pas empiéter sur les trottoirs, les chaussées, les pistes cyclables ou les espaces verts. Les branches doivent être taillées afin de préserver une hauteur libre suffisante pour les piétons et les véhicules.
Aucune plante ne doit masquer la signalisation ni gêner l’accès aux équipements publics. Les riverains doivent aussi maintenir un passage praticable en cas de neige ou de verglas et ne pas abandonner de déchets verts sur le domaine public.
Fossés et responsabilités des riverains
L’entretien d’un fossé privatif revient au propriétaire du terrain ou au riverain qui en bénéficie. Pour un fossé mitoyen, les frais de curage et de réparation des berges sont partagés entre les deux propriétaires voisins. Combler, obstruer ou modifier un fossé, notamment en le busant, nécessite une autorisation administrative préalable.
En cas de manquement, la commune peut demander au propriétaire ou à l’occupant de réaliser les travaux dans un délai fixé. Si la demande reste sans suite, elle peut faire exécuter les travaux aux frais de la personne concernée, sans exclure d’éventuelles poursuites. Pour contester l’arrêté, un recours gracieux peut être adressé au maire ou un recours contentieux au Tribunal administratif de Bordeaux, dans les deux mois suivant sa publication.
Pour replacer ces obligations dans le cadre plus large de l’entretien du réseau routier, consultez aussi notre guide sur la gestion des routes en France.
Le conseil municipal est élu directement par les habitants et conserve une compétence générale de proximité. Le conseil intercommunal, composé de délégués municipaux, exerce les compétences transférées obligatoires comme le développement économique, les déchets et l'eau. Comprendre cette répartition permet de savoir qui contacter selon le dossier.
Non, pas automatiquement : un conseiller municipal délégué ne touche une indemnité que si le conseil municipal la vote, et elle est prise sur l'enveloppe du maire et des adjoints. Sans délégation, un conseiller ne perçoit rien, sauf si le conseil lui vote une indemnité.