Des commandes désormais passées en ligne
Lors du conseil municipal, Aurélien Guidi a indiqué que les écoles maternelles et élémentaires de Caen avaient reçu pour instruction de ne plus acheter leurs livres dans les librairies locales. Les commandes doivent désormais être passées auprès de la papeterie Pichon, un fournisseur installé dans la Loire.
L'élu a dénoncé une décision « incompréhensible » et alerté sur ses conséquences possibles pour le réseau des librairies indépendantes caennaises, qui bénéficiait jusqu'alors de ces achats scolaires. Cette problématique soulève la question de savoir qui gère les écoles et comment les communes organisent leurs fournitures.
Le maire promet d'examiner le dossier
Aristide Olivier a déclaré qu'il n'avait pas eu connaissance de ce changement lors du conseil municipal. Il a toutefois rappelé que la commande publique devait respecter les règles du code des marchés publics.
Le maire s'est engagé à rechercher une solution compatible avec ce cadre : « Si on peut favoriser les commandes dans les librairies caennaises, on le fera. » Le dossier doit désormais être étudié plus précisément par la municipalité, tout comme d'autres sujets récents tels que le plan canicule pour les écoles de la ville.
Un enjeu culturel et commercial
Au-delà de l'achat des ouvrages destinés aux élèves, le débat a porté sur la vitalité culturelle et commerciale du centre-ville. La Ville devra trouver un équilibre entre les obligations de mise en concurrence prévues par le Ministère de l'Économie et sa volonté affichée de soutenir le commerce de proximité, un aspect souvent lié au financement des projets locaux et à l'économie du territoire.
