Un texte corrigé après des contestations
Le conseil municipal de Belz a annulé et remplacé la délibération du 9 avril 2026 qui fixait les délégations accordées à la maire pour la durée du mandat. Ces délégations permettent à l’exécutif municipal de prendre certaines décisions courantes sans revenir systématiquement devant l’assemblée, dans les limites fixées par les élus. Ce fonctionnement est encadré par le Code général des collectivités territoriales, au cœur du rôle d'un conseil municipal, qui définit les grandes orientations de la commune.
La nouvelle version répond à des contestations formulées par des élus d’opposition auprès de la sous-préfecture. Les échanges ont notamment porté sur les marchés publics, le droit de préemption et la possibilité pour la maire d’agir en justice au nom de la commune. Ces débats soulignent l'importance de l' opposition municipale dans le contrôle de l'action de la majorité.
Le droit de préemption a été retiré des délégations. Concrètement, si la commune souhaite acheter en priorité un bien mis en vente dans un cadre où ce droit pourrait s’appliquer, le conseil municipal devra se prononcer selon les modalités de la maîtrise foncière publique.
« Loin d'être un chèque en blanc que le Conseil m'accorde, ces délégations procèdent d'une gestion raisonnée. »
Des pouvoirs de gestion courante encadrés
La maire a défendu le maintien de la délégation lui permettant de représenter la commune en justice, en invoquant notamment les situations d’urgence. Elle a aussi rappelé ne pas vouloir disposer d’une autorisation générale pour contracter des emprunts importants sans accord du conseil, une démarche qui s'inscrit en cohérence avec l'adoption récente d'un règlement budgétaire et financier par la ville.
Les délégations adoptées concernent notamment l’affectation de bâtiments communaux utilisés par les services publics, les contrats d’assurance, les concessions dans les cimetières, les dons sans conditions, la vente de biens mobiliers jusqu’à 4 600 €, les frais d’avocats ou d’experts, les accidents impliquant des véhicules municipaux et les demandes de subventions dans la limite de 100 000 €. C'est par exemple lors de ces séances que sont validées les subventions aux associations locales.
Pour les habitants, l’enjeu est celui de l’équilibre entre efficacité administrative et contrôle démocratique. Toute personne intéressée par ces équilibres peut d'ailleurs assister aux séances du conseil municipal de manière publique. La décision a été adoptée à l’unanimité des 27 votants, sans voix contre ni abstention.
