Un document qui encadre la gestion de l’eau
Le conseil municipal a débattu du projet de révision du SAGE Vilaine, un document de planification qui organise la gestion de l’eau et des milieux aquatiques à l’échelle d’un bassin versant. Le SAGE, ou schéma d’aménagement et de gestion des eaux, fixe des orientations et des règles pour préserver la ressource, les cours d’eau, les zones humides et prévenir certains risques.
La Commission locale de l’eau du SAGE Vilaine a engagé cette révision après une décision prise le 3 février 2022. Les communes sont consultées sur les documents du projet, notamment le plan de gestion durable, le règlement et l’évaluation environnementale.
Un avis défavorable adopté à la majorité
Le conseil municipal a indiqué partager l’importance des enjeux liés à l’eau, aux milieux aquatiques et aux risques sur le territoire. Mais il a émis un avis défavorable au projet présenté, en demandant au SAGE Vilaine de prendre en considération les alertes et propositions du Conseil Agricole Départemental d’Ille et Vilaine.
La décision a été adoptée à la majorité, avec cinq voix contre. Le vote porte notamment sur plusieurs règles jugées sensibles pour l’activité agricole : l’usage des herbicides pour le maïs, les aménagements en zones humides, la création de plans d’eau, le stockage de l’eau en période de hautes eaux et les prélèvements en période de basses eaux.
Chiffres clés
5 voix contre
Nombre de votes opposés à la délibération émettant un avis défavorable au projet.
45 000 hectares
Surface évoquée en Ille-et-Vilaine comme pouvant être concernée par la règle sur le maïs dans les zones à risque.
Des demandes de dérogations et d’accompagnement
Les propositions relayées par la commune demandent notamment la possibilité d’un rattrapage chimique en cas d’échec du désherbage mécanique du maïs, le reclassement de parcelles après aménagements environnementaux, ainsi qu’une prise en charge financière des changements de pratiques et des diagnostics d’érosion.
Sur les zones humides, le texte demande des dérogations pour certains travaux d’adaptation, comme des chemins d’accès ou des extensions de bâtiments existants. Ces débats rappellent d'autres problématiques locales comme l'extension du réseau d'assainissement vers certains lieux-dits, qui nécessite également des travaux d'infrastructure.
En séance, une élue a regretté que le sujet n’ait pas été débattu auparavant en commission environnement et cadre de vie. Pour les citoyens, il est toujours possible d'assister aux séances publiques afin de mieux comprendre les orientations de la commune sur ces dossiers complexes.
