Le projet situé au 5, rue Réaumur, dans Paris Centre, doit permettre de créer 21 logements sociaux grâce à un bail emphytéotique conclu avec Paris Habitat. Pour les futurs habitants, l’opération répond à un besoin de logements accessibles dans la capitale. Pour les locataires et les élus, elle relance aussi le débat sur le coût des travaux et la transparence du bailleur social.
Un coût contesté, un bâti ancien invoqué
L’opposition a mis en cause des coûts jugés élevés et a demandé un audit financier de Paris Habitat par l’Inspection générale de la Ville. La majorité a répondu que les montants évoqués dans les controverses concernaient des faits anciens et défendu les agents du bailleur. Le coût de la rue Réaumur a été justifié par la complexité d’un bâtiment haussmannien ancien et dégradé.
Paris Habitat est le bailleur chargé de porter l’opération. Les habitants peuvent également consulter notre guide sur le financement des projets locaux pour comprendre pourquoi une opération publique peut réunir plusieurs niveaux de décision et de financement.
Des protections demandées pour les locataires
Le Conseil a demandé à l’État de confier à la Ville le pouvoir de sanctionner les recours abusifs aux baux dits « Code civil ». Ces contrats peuvent être utilisés pour contourner l’encadrement des loyers, qui fixe des limites aux montants demandés dans certaines locations. L’objectif affiché est de donner à la collectivité un moyen d’agir directement contre ces pratiques.
Un moratoire sur les expulsions de résidents de foyers de travailleurs migrants âgés de plus de 65 ans a également été adopté. La Ville demande des solutions de relogement pour les personnes concernées et souhaite faire évoluer le cadre légal applicable à l’hébergement prolongé d’un tiers dans ces résidences. Ces mesures complètent les dispositifs de protection du logement présentés sur le site officiel de la Ville de Paris et s’inscrivent dans les enjeux plus larges du conseil municipal du 20 mai 2026.
