Deux procédures pour des situations préoccupantes
Le conseil municipal a pris acte de deux décisions prises par le maire entre le 22 avril et le 27 mai 2026. Elles concernent l’engagement d’actions en justice face à des situations immobilières qualifiées de préoccupantes et alarmantes : d’une part un mur situé 1 avenue du Canteloup et 44 rue Émile Renouf, d’autre part des immeubles situés 24, 26 et 28 rue de la Bavole.
Ces procédures visent à traiter des risques liés à l’état de bâtiments ou d’ouvrages privés. Pour les riverains, l’enjeu est immédiat : sécurité des personnes, protection des voies et prévention d’éventuelles dégradations supplémentaires. La Ville utilise ici la voie judiciaire pour faire face à des situations qui peuvent dépasser la simple demande de travaux en s'appuyant sur la réglementation sur l'habitat indigne.
L’îlot Sainte-Catherine toujours sous surveillance
La question de l’îlot Sainte-Catherine a également été abordée lors des questions écrites. Le maire a indiqué que les dépenses de sécurisation n’étaient pas encore terminées, mais qu’elles dépassaient déjà un million d’euros d’argent public. Il a salué le travail de l’architecte en chef des monuments historiques et des compagnons intervenus sur le site, en soulignant que la pose de contrefiches avait permis de franchir une étape importante.
Nicolas Pubreuil a aussi annoncé une avancée sur le financement des projets locaux et des études : selon lui, l’État a décidé d’accompagner la commune et de financer intégralement la poursuite des études et l’accompagnement des propriétaires privés sur l’ensemble de l’îlot Sainte-Catherine. Cette annonce intervient dans un dossier où la frontière entre patrimoine privé et responsabilité publique est particulièrement sensible.
La commune entend réclamer les sommes avancées
Le maire a répété que les dépenses engagées par la commune seraient réclamées aux propriétaires privés dans le cadre de procédures de recouvrement menées par le Trésor public. Il a évoqué des moyens pouvant aller jusqu’à la saisie immobilière.
L’opposition au conseil municipal a toutefois interrogé la capacité réelle de certains propriétaires à rembourser, notamment lorsque la valeur des biens est fragilisée par leur état. Le dossier reste donc à la fois patrimonial, financier et social, avec des conséquences directes pour les propriétaires concernés comme pour les finances publiques.
