La séance du 30 mars 2026 a marqué l’installation du nouveau conseil municipal de Guingamp. Philippe Le Goff a été réélu maire avec 24 voix, contre 4 à Yannick Kerlogot, tandis qu’un bulletin blanc a été comptabilisé. L’assemblée compte 29 conseillers municipaux, dont 24 élus de la liste majoritaire, 4 élus d’opposition et 1 élu de la liste de Gaël Roblin. Le conseil a également fixé à huit le nombre d’adjoints. Les habitants peuvent consulter notre guide sur le rôle du conseil municipal.
La séance s’est ouverte par une minute de silence en hommage à Philippe Stéphan, ancien conseiller municipal décédé le 5 mars 2026. Son engagement au sein de la Ville de Guingamp, du centre social et de plusieurs associations locales a été rappelé.
Une opposition qui réclame davantage de participation
Avec quatre sièges, l’opposition entend jouer un rôle de contrôle et de proposition. Yannick Kerlogot souhaite associer des habitants, des représentants associatifs et des personnes qualifiées aux commissions municipales, avec une voix consultative mais sans droit de vote. Cette demande s’inscrit dans un contexte d’abstention de 46 % aux élections municipales de 2026. Le fonctionnement de cette minorité est détaillé dans notre article sur les droits de l’opposition municipale.
Les élus d’opposition proposent aussi de créer des commissions extra-municipales et des comités citoyens consultatifs. Ils disent partager avec la majorité plusieurs priorités pour le quotidien, notamment la réouverture du parc des Salles, la plantation d’arbres, la rénovation des voiries, le développement des zones limitées à 30 kilomètres à l’heure et des pistes cyclables, ainsi que le renforcement de la police municipale et de la vidéoprotection.
Des propositions à l’échelle de l’agglomération
Gaël Roblin a pour sa part porté des sujets relevant de Guingamp-Paimpol Agglomération. Il propose d’augmenter le financement du programme alimentaire territorial, de 1,70 euro à 3,50 ou 4 euros par habitant et par an, afin de renforcer l’accès à une alimentation de qualité et le soutien aux producteurs. Le territoire compte plus de 1 080 exploitations agricoles.
Le même élu défend un objectif de gratuité progressive des transports en commun et souhaite que la qualité de l’air soit mieux prise en compte dans les politiques publiques. Il s’est appuyé sur un indicateur d’Air Breizh signalant une qualité de l’air jugée mauvaise avant la séance. Ces sujets illustrent la différence entre les décisions de la commune et celles de l’intercommunalité, expliquée dans notre dossier sur les compétences respectives des deux conseils.
La séance a donc combiné installation institutionnelle, hommage et premières orientations politiques. La majorité dispose désormais d’une équipe constituée, tandis que les groupes minoritaires annoncent leur volonté d’intervenir sur la participation citoyenne, le cadre de vie, les mobilités et les politiques environnementales. Les citoyens peuvent suivre ces travaux en consultant les règles pour assister aux séances du conseil municipal.
