Un titre programmé au Coquelicot a relancé à Fougères le débat sur la responsabilité de la Ville envers une scène musicale subventionnée. Le conseiller d’opposition Matteo Genar a dénoncé des paroles appelant à s’en prendre aux forces de l’ordre et interrogé l’usage de l’argent public.
« Si y a un CRS dans la place, tabasse-le »
Paroles du titre de 2BeShlag cité lors du débat
La majorité condamne les paroles, mais refuse la censure préalable
La maire a fermement condamné les paroles violentes. La majorité a toutefois défendu le principe de ne pas exercer de censure préalable sur la programmation d’une scène de musiques actuelles. L’échange met en tension la vigilance demandée sur l’usage des subventions et l’autonomie de programmation d’un lieu culturel.
Le Coquelicot est animé par l’association Le Jazz et la Java. Celle-ci propose aussi du jazz, du théâtre et de la poésie, intervient dans les écoles et accueille d’autres associations.
Une association au-delà des concerts
Pour la majorité, l’activité du Coquelicot ne se limite pas aux titres programmés : l’association participe à la vie culturelle locale et mène des actions auprès de différents publics. D’autres aides accordées aux acteurs culturels locaux sont présentées dans notre article sur les soutiens aux associations culturelles.
Le débat a aussi illustré le rôle de l’opposition dans les échanges municipaux. Pour comprendre les prérogatives des élus minoritaires, consultez notre guide sur l’opposition au conseil municipal, ainsi que les modalités pour assister à une séance publique.
La Ville de Fougères est ainsi au cœur d’une discussion sur la manière de soutenir une association culturelle tout en respectant sa liberté de programmation.