La reconversion de l’ancienne friche industrielle Vernis Soudé entre dans une nouvelle phase. Le conseil municipal de Fleury-Mérogis a abandonné la modification du plan local d’urbanisme qui devait encadrer l’aménagement du secteur Entrée de Ville Nord. La décision a été adoptée par 22 voix contre 7.
Le changement intervient après l’avis de la Mission régionale de l’autorité environnementale. Celle-ci a estimé que le projet pouvait avoir des effets importants sur l’environnement et la santé, et qu’il nécessitait une évaluation environnementale. Le secteur couvre environ 49 908 m² et comprend une ancienne installation classée pour la protection de l’environnement.
Des risques à intégrer dans le futur aménagement
L’avis environnemental relève des enjeux liés au bruit, à la pollution de l’air et des sols, aux eaux souterraines, aux îlots de chaleur, aux remontées de nappe et à la biodiversité. Il signale aussi que les bâtiments pourraient atteindre 25 à 30 mètres, alors que les immeubles environnants ne dépassent pas quatre étages. L’avis évoque environ 1 375 personnes potentiellement exposées à des niveaux de bruit et de pollution supérieurs aux seuils sanitaires cités.
Ce chiffre a été contesté par l’opposition, qui a rappelé que le projet précédent prévoyait entre 400 et 500 logements, avec une part de logements sociaux et une part en accession à la propriété. Elle a également souligné que la dépollution était prévue dans ce projet. Les échanges ont ainsi porté à la fois sur les risques à prendre en compte et sur les formes de logement envisagées. Le rôle des élus de la majorité et de l’opposition est présenté dans ce guide sur l’opposition au conseil municipal.
Un délai pour construire un nouveau projet
Un sursis à statuer de deux ans a été instauré sur le périmètre. Ce mécanisme permet à la commune de différer une décision sur une autorisation d’urbanisme si le projet risque de compromettre ou de rendre plus coûteux un futur aménagement. Pendant ce délai, la commune prévoit de reprendre la réflexion avec la population afin de définir un quartier mixte, solidaire et à taille humaine.
Le maire a aussi évoqué l’objectif d’environ 600 logements à construire à l’horizon 2040, lié au schéma directeur régional adopté fin 2025. Le futur projet devra donc concilier les besoins de logements avec les questions environnementales, la circulation, les écoles et les capacités d’accueil de la commune. Pour comprendre le cadre de ces décisions, consultez notre guide sur les compétences du conseil municipal et les modalités pour assister à ses séances. Le résumé du conseil municipal du 1er juillet revient sur les autres décisions de la séance.