Une inquiétude autour de la désaffectation annoncée
Anne Gandais, au nom du groupe Cancale et vous, a interpellé le maire sur l’avenir de l’école Virginie Hériot. La question fait suite à une notification de désaffectation à compter du 1er août 2026, alors que les réservations seraient déjà complètes pour les mois à venir selon son intervention.
Elle a également souligné la situation délicate des enseignantes, qui n’auraient pas pu participer au mouvement dans les délais. L’enjeu dépasse donc la seule gestion d’un bâtiment : il concerne l’activité éducative du centre, les personnels et l’accueil des jeunes sur le territoire, conformément aux dispositifs prévus par le Code de l'éducation.
« Aussi, nous vous proposons que la Ville de Cancale prenne l’initiative d’organiser rapidement une réunion de travail en ce sens, afin d’éviter une interruption brutale de l’activité et de préserver cet établissement, outil au service de l’éducation, des jeunes et du territoire. »
La piste d’un rattachement à un lycée breton évoquée
Dans son intervention, Anne Gandais a proposé de travailler à une solution pérenne plutôt que d’accepter une fermeture sèche. Elle a notamment évoqué le rattachement du centre à un lycée breton, avec l’appui de différents acteurs : Ville, Saint-Malo Agglomération, département, région, préfecture et rectorat.
Le maire a rappelé qu’une motion sur l’avenir du centre de classes de mer de l’école Hériot avait déjà été votée à l’unanimité lors d’une séance du conseil municipal du 10 avril. Il a indiqué que des courriers avaient été adressés à la présidente de la région Île-de-France, au Conseil régional de Bretagne, au député ainsi qu’à une sénatrice et un sénateur.
La Ville dit attendre les retours institutionnels
Marcel Le Moal a précisé que la commune avait reçu le rectorat, qui doit prendre contact directement avec la directrice de l’établissement pour lui faire part de ses conclusions. Il a affirmé l’attachement de la Ville à l’école Hériot, tout en rappelant les règles complexes de répartition des compétences entre l'État et les communes.
Aucune nouvelle décision n’a été votée lors de cette séance sur ce dossier. La municipalité indique attendre les réponses de ses interlocuteurs afin d’agir conjointement sous l'égide de la Préfecture d'Ille-et-Vilaine, en rappelant que le soutien au centre est unanime.
