Santé mentale des jeunes : Ancenis mise sur la prévention et interpelle l’État
Après plusieurs incidents impliquant des jeunes en détresse, la ville prévoit une réunion publique et des actions de formation et de prévention. Le conseil municipal demande aussi au gouvernement de renforcer concrètement la prise en charge.
Par la rédaction d’Echo des villes
Publié le · 2 min de lecture
La santé mentale des jeunes s’invite au cœur des priorités locales à Ancenis-Saint-Géréon. Le conseil municipal a adopté à l’unanimité un vœu demandant au gouvernement des mesures concrètes pour permettre une prise en charge rapide et de qualité, notamment pour les adolescents.
Le sujet fait écho à des incidents survenus dans des lycées, dont celui du lycée Joubert-Maillard. Les élus ont également souligné les difficultés d’accès aux soins en pédopsychiatrie en Loire-Atlantique. Les enjeux concernent à la fois le repérage précoce de la souffrance et l’accès à un accompagnement adapté.
Formation et réunion publique à l’automne
La commune prévoit une réunion publique le 24 septembre à 19 h 30 au Théâtre Quartier Libre. Cinq députés de sensibilités différentes, l’association Effervescence Jeunes et des acteurs locaux sont annoncés. La ville envisage aussi une formation aux premiers secours en santé mentale, qui pourrait être proposée aux animateurs, aux agents territoriaux spécialisés des écoles maternelles et aux associations sportives et culturelles.
Une antenne de la Maison des Enfants pourrait également être étudiée à l’échelle du Pays d’Ancenis. Ces pistes complètent les accompagnements déjà proposés par le service jeunesse, notamment pour les jeunes en difficulté ou en décrochage. La commune détaille aussi son dispositif d’accompagnement individualisé des jeunes.
Un appel à renforcer les réponses nationales
Le vœu municipal appelle le gouvernement à traduire la priorité accordée à la santé mentale en moyens et en réponses concrètes. Au cours des échanges, des élus ont notamment évoqué le renforcement des équipes spécialisées, la réduction des délais d’accès aux centres médico-psychologiques et le déploiement d’équipes mobiles. La commune entend relayer ces demandes auprès des parlementaires et du ministre de la Santé.
La question de l’accès aux soins rejoint les inquiétudes exprimées autour de l’avenir de l’hôpital local. Le maire défend notamment la continuité des urgences et de la maternité au Centre Hospitalier Erdre et Loire. Ces sujets figurent parmi les décisions et débats du conseil municipal du 29 juin.
Les séances de conseil municipal sont publiques, mais seuls les élus ont un droit légal de poser des questions. Les dispositifs permettant aux citoyens d'interpeller le conseil sont facultatifs et varient selon chaque commune.
Le département gère la solidarité sociale, les collèges et les routes départementales. La région pilote l'économie, les lycées, la formation professionnelle et les transports interurbains. Comprendre cette répartition permet de savoir quelle collectivité contacter et qui finance quoi.